La programmation de recherche de l’Observatoire est structurée en 3 axes de recherche avec lesquels s’articulent des projets de recherche fondamentale et appliquée réalisés par des chercheurs, des experts, des étudiants des cycles supérieurs et des stagiaires postdoctoraux.

1. L’évolution des marchés commerciaux et résidentiels

Cet axe vise à comprendre la transition démographique et ses effets sur la société et son fonctionnement, allant au-delà des notions de base que sont le vieillissement de la population ou la diversification des types de ménages. Conjugués aux nouvelles technologies, cette transition amène des changements profonds dans les modes de vie, d’habiter, de travailler, de consommer et de se divertir. La variabilité des comportements et la mobilité urbaine fluidifient les espaces de vie, mais le développement urbain et immobilier continue de s’inscrire dans une logique de permanence. De manière similaire, les pratiques de consommation évoluent, de même que les conditions de travail, donnant aux espaces construits disponibles, à leur localisation et aux logiques immobilières de nouvelles significations dans l’espace urbain. C’est l’ensemble du marché immobilier qui est appelé à revoir à la fois les produits, les services offerts et les façons de les mettre en marché. Quelle est la compréhension et quelles sont les réponses de l’offre immobilière ? Comment l’espace se redistribue-t-il entre les nouveaux besoins en logement, les espaces publics, les lieux de consommation et de production ? Comment cette transition mène-t-elle à de nouveaux besoins en logement ? Comment les secteurs commerciaux, de bureau ou de services adaptent-ils leur développement, leur localisation et leurs produits à cette transition ? Qu’amène cette transition dans le développement des espaces de travail (corporatif, collectif, domestique), de consommation et de divertissement ? Quelles formes innovantes peuvent prendre les environnements urbains ou architecturaux pour s’inscrire dans cette transition ?

2. L’impératif du virage écologique et le marché immobilier

Cet axe de recherche vise à développer des connaissances sur les perspectives du développement durable qui influencent, structurent ou dynamisent le développement urbain et immobilier au Québec. Les préoccupations environnementales s’imposent comme un élément incontournable dans plusieurs secteurs stratégiques du marché immobilier. Elles sont susceptibles d’avoir des incidences différenciées et contrastées selon les contextes, les secteurs d’intervention et les échelles spatiales. Dans quelle mesure et de quelle manière ce changement amène-t-il à revoir les rôles et interactions des acteurs du marché : les promoteurs privés, publics et communautaires, les municipalités, les professionnels de l’aménagement et du marché immobilier, les consommateurs ? Dans un contexte de changements climatiques, comment différentier les stratégies pour les environnements déjà construits et pour ceux en développement ? Quelles innovations voient-elles le jour au niveau des produits immobiliers, de l’aménagement des bâtiments, leur localisation ou des dispositifs de financement, de mise en œuvre et de gestion immobilière ?

3. La mondialisation des normes urbanistiques et architecturales

Cet axe de recherche documente la mondialisation de la promotion immobilière et ses effets sur le développement immobilier. Depuis plusieurs décennies, s’observent dans des métropoles comme Montréal des phénomènes de compétition fonctionnelle et de spécialisation territoriale. Le commerce de franchises internationales remplace en de nombreux endroits le commerce traditionnel local, transformant non seulement les aménités de quartier, mais en ayant des incidences diverses sur les caractéristiques et les accessibilités des milieux de vie, de travail, de consommation et de loisirs. Si ces processus sont connus et étudiés depuis plusieurs années, des connaissances fondamentales et appliquées sont encore à construire, notamment au niveau des effets sur l’image et l’identité des quartiers, des dynamiques de marketing territorial ainsi que sur le financement et la gouvernance territoriale. De même, la globalisation de certains acteurs du développement immobilier—promoteurs, investisseurs, financiers, agents et autres—fait émerger de nouvelles pratiques. Quelles sont ces pratiques ? Comment sont-elles diffusées ? Comment influencent-elles le développement urbain à l’égard de ses normes, de son financement et de sa cohérence territoriale ? Comment les réseaux d’acteurs évoluent-ils dans ce contexte de changements et quels types de développements immobiliers s’installent-ils sur le territoire ? Comment une métropole comme Montréal se positionne-t-elle face à ces pressions et défis ?

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