Catégorie : Cahiers de la recherche OIC

The role of the private sector in the production of open public spaces in Hanoi and Ho Chi Minh City (décembre 2020)

Danielle Labbé, Clément Musil et Trần Thị Mai Thoa

The production of open public spaces, such as parks, public gardens and playgrounds, experienced major changes in Vietnam over the last two decades or so. Starting in the late 1990s, policymakers adopted a series of public policies aimed at transferring a significant part of the responsibility to invest in the design, construction and management of these spaces from the public to the private sector. This policy reorientation has been introduced as a means to boost green and open space provision in Vietnamese cities in spite of strained public budgets.


Twenty years on, very few studies have examined the outcomes of this major policy shift. While conflicts related to privately-produced open public spaces emerge sporadically in the domestic media, and while one can observe new types of public spaces in and around Vietnamese cities that are visibly produced by private entities, there is a lack of systematic research on these spaces. Little is known about the quantity, types and quality of the open public spaces produced by the private sector in this context.


This pilot study is an attempt to respond to these gaps in evidence. It relies on the cases of two areas at the near periphery of Hanoi and Ho Chi Minh City to: (i) critically review the main policies and institutional mechanisms governing the private sector’s involvement in the production of open public spaces in Vietnamese cities; (ii) document how much and what types of spaces are produced through these various mechanisms; (iii) assess the quality of the resulting open public spaces, especially in terms of publicness; and (iii) propose avenues to address shortcomings and issues stemming from the involvement of the private sector in the production of open public spaces in Vietnamese cities. Fieldwork for the study was carried out between March and September 2020.


This research stems from a research partnership between the Canada Research Chair in Sustainable Urbanization in the Global South and the Observatory Ivanhoé-Cambridge of urban development and real estate at the Université de Montréal (Canada) and HealthBridge and the Urban Development Research and Consulting in Vietnam. It draws on our collective commitment to support the development of cities where economic development is in balance with social equity and human flourishing. It also draws on our conviction that one of the ways in which cities can attain this balance is by ensuring that everyone, including the most vulnerable, has access to high-quality, accessible and genuinely public green and open spaces.

Open Public Space and the Private Sector – A toolkit for overcoming barriers and best practices (novembre 2020)

Aaron VANSINTJAN

This report accompanies and complements a pilot study titled “The Private Sector’s Role in the Production of Open Public Spaces in Hanoi and Ho Chi Minh City.” This pilot study interrogates the role and impact of an important policy reorientation in Vietnam regarding the production of open public spaces in cities such as parks, public gardens and playgrounds. Beginning in the late 1990s, this policy shift transferred a significant part of the responsibility to invest in the design, construction and management of these spaces from the public to the private sector.

One of the objectives of the pilot study was to critically assess the policy tools and mechanisms currently used in Vietnam to involve the private sector in the production of open public spaces in cities. Building on the study, this report helps to put this critical assessment in international perspective. It does so by reviewing the experiences of a variety of cities around the world with privately-produced open public spaces. It synthesizes recommendations formulated by international organizations to overcome barriers related to the financing, planning, management, governance and quality of open public spaces by the private sector. It further identifies and discusses best practices identified by these same organizations to produce high-quality, accessible and genuinely public green and open spaces in cities.

The production of this report was funded by two research units of the University de Montréal, Canada: the Canada Research Chair in Sustainable Urbanization in the Global South, and the Observatory Ivanhoé-Cambridge on Urban and Real Estate Development. This report was reviewed by Danielle Labbé (Canada Research Chair in Sustainable Urbanization in the Global South) and Clément Musil (Urban Development Research and Consulting).

Villes et pandémies: Une opportunité pour les villes de faire évoluer les politiques de mobilité active? (Août 2020)

Alessia GENDRON

L’année 2020 est marquée par la Covid 19 et les mesures mises en place dans le monde pour éviter sa propagation. Les réflexions sur les gestes barrières dans les espaces publics et la valorisation des mobilités actives sont une opportunité pour les métropoles de revoir leurs politiques publiques et proposer des actions à court terme et d’en évaluer les résultats pour la résilience de la ville. L’analyse proposée permettra d’identifier les différentes actions mises en place pendant la période de déconfinement et faire ressortir les actions qui pourraient remettre en question les politiques publiques et devenir récurrentes. Les points qui semblent stratégiques sont les actions qui permettent de faire face autant aux risques infectieux qu’à la crise climatique par la mobilité active et principalement le vélo.

La gouvernance et les politiques publiques municipales de l’écosystème commercial des arrondissements montréalais : entre collaboration et cohérence (novembre 2019)

Simon CHOUINARD-LALIBERTE

À Montréal, on observe actuellement plusieurs perturbations dans la structure commerciale établie. Les taux de vacances élevés des locaux commerciaux sur certaines artères autrefois courues, l’utilisation grandissante de plateformes numériques pour la vente de détail et la transformation des habitudes de consommation, l’implantation de grands établissements commerciaux sur les structures commerciales de proximité, les enjeux liés à la spéculation immobilière commerciale, l’identification des commerces comme un facteur d’accélération du phénomène d’embourgeoisement et l’accessibilité alimentaire ne sont que quelques phénomènes dans lesquels le commerce montréalais joue un rôle actif.

Cette étude exploratoire vise à documenter les modes de fonctionnement de l’écosystème commercial en s’attardant plus spécifiquement aux arrondissements montréalais. La réalisation de l’étude préliminaire amène à croire que ce système de gouvernance et de politiques publiques tend à privilégier une multiplication des acteurs ayant une influence sur les dynamiques commerciales montréalaises et des relations institutionnelles qui ne sont pas traités de manière systématique ou hiérarchique, mais davantage au cas par cas. Si cette hypothèse s’avère véridique, des impacts sérieux peuvent ainsi être anticipés en termes de stabilité de la coopération entre les acteurs prenant part à l’écosystème et de capacité d’adaptation lors de changements structuraux de la situation commerciale. Pour la réalisation de cette étude qui concerne le mode de gouvernance de la Ville de Montréal et de ses arrondissements, un échantillon territorial rassemblant les arrondissements Ville-Marie, Le Plateau-Mont-Royal, Rosemont-La-Petite-Patrie et Ahuntsic-Cartierville a été constitué.

Planifier les villes en décroissance. Étude sur les villes canadiennes en perte de population (mars 2018)

Jean-Philippe Meloche, Stéphanie Benoit, Thibaut Hugueny, Michaël Tremblay

Depuis les années 1970, plusieurs villes canadiennes ont été affectées par des périodes de déclin de population. Pour quelques agglomérations urbaines, ces périodes sont conjoncturelles et sont suivies d’un retour rapide à la croissance. Pour d’autres, le déclin est structurel et persiste sur de longues périodes de temps. En considérant que la planification du territoire a pour objectif d’organiser la croissance, dans quelle mesure les tendances démographiques à la baisse affectent-elles la perception des acteurs impliqués dans le développement urbain ?

Les zones urbaines « fantômes » de Hanoï, Vietnam. Éclairage sur le (dys)fonctionnement d’un marché immobilier émergent (août 2018)

Danielle Labbé et Clément Musil

Au début des années 1990, dans le prolongement des réformes ayant placé le Vietnam sur la voie de l’« économie de marché à orientation socialiste », un marché immobilier est réapparu dans les grandes villes du pays. Ce marché immobilier est, depuis sa réémergence, particulièrement volatil et est marqué par une succession de cycles de surchauffe-récession. C’est dans ce contexte qu’ont émergées à la fin des années 2000 des zones urbaines dites « fantômes ». A partir d’une approche empruntée à l’économie politique, l’analyse de l’apparition de ces zones « fantômes » met en lumière le « virage immobilier » pris par l’État Parti Vietnamien. Ce travail révèle comment ces singularités de l’environnement politico-économique vietnamien ont façonné les pratiques.