Catégorie : Ouvrages des membres

Nouveau traité de sécurité (dir.) Maurice CUSSON, Olivier RIBAUX, Étienne BLAIS, Michel Max RAYNAUD (2019)

Nouvelle éditionSous la direction de Maurice CUSSON, Olivier RIBAUX, Étienne BLAIS, Michel Max RAYNAUD

Comment prévenir le crime? Qu’est-ce que la cybersécurité? Comment gérer les crises et les mesures d’urgence? Ce traité contient tout ce que les praticiens et les étudiants doivent savoir sur la sécurité.

« L’activité de sécurité inclut tous les moyens propres à résorber l’insécurité et à réduire le nombre ou la gravité des crimes, des délits, des conflits, des accidents et des crises, peut-on lire en introduction. Les spécialistes de la sécurité préviennent, surveillent, dissuadent, mettent en place des mesures d’urgence et rétablissent l’ordre. »

Douze ans après le premier Traité de sécurité intérieure, une nouvelle édition s’imposait pour comprendre le domaine de la sécurité intérieure qui n’a cessé de s’élargir et de s’enrichir de nouvelles connaissances, du progrès des technologies et des transformations de la criminalité. Les lecteurs pourront prendre la mesure de son évolution, tant du point de vue des technologies, des méthodes d’enquête, de l’efficacité des actions que des nouvelles approches en prévention.

Entièrement revue et réécrite par une équipe de rédacteurs provenant du Québec, de la France, de la Suisse et de la Belgique, cette nouvelle édition réunit une vingtaine de chapitres inédits en plus d’offrir une large mise à jour des autres. Cet ouvrage dresse le portrait le plus complet de la sécurité intérieure.

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https://editionshurtubise.com/livre/nouveau-traite-de-securite/

Profession : designer urbain – Michel Max Raynaud (2018)

Les architectes, les urbanistes et parfois les architectes de paysage mentionnent dans leurs biographies professionnelles le « design urbain » comme appartenant à leur champ d’expertise. Les architectes, les urbanistes et les architectes de paysage seraient-ils naturellement des designers urbains ? Et le design urbain ne serait-il qu’une activité connexe de l’urbanisme, de l’architecture de paysage et plus encore de l’architecture ? Cela a été probablement vrai, l’est de moins en moins et ne le sera plus dans l’avenir. La raison en est simple. Le design urbain est aujourd’hui devenu une discipline qui doit répondre non seulement à une demande exigeante tant culturellement que techniquement, économiquement et environnementalement, mais aussi à une demande politique et citoyenne de plus en plus forte. Le design urbain a gagné son autonomie et échappe désormais aux seules pratiques architecturales et urbanistiques. C’est la raison de ce petit opus.

Pour commander en ligneLes Presses de l’Université de Montréal

La reconquête du fleuve à Montréal par les plages. Problématique et littérature – Nathalie Boucher (2017)

L’eau est un élément de plus en plus présent dans les aménagements urbains, et plusieurs métropoles (pour des raisons économiques et touristiques, notamment) font réémerger leur rivière urbaine et démocratisent leur accès. Il existe cependant très peu de données sur la présence de l’eau sur la dimension sociale des espaces publics. Afin de comprendre comment l’eau peut aider les espaces publics à mieux remplir leur rôle de
générateurs de liens sociaux, ce projet s’intéresse aux sites des futures plages à Pointeaux-Trembles et à Verdun, sur l’île de Montréal. En effet, dans un effort de revitalisation des berges, de protection et de mise en valeur du fleuve Saint-Laurent, différents paliers gouvernementaux misent sur l’ouverture au fleuve par l’aménagement de plages, de berges et de sentiers. La plage de l’Est et la plage de Verdun seront réalisées pour 2017.

L’objectif de ce rapport est d’explorer la recherche contemporaine qui théorise le concept de plage urbaine afin d’en tirer une compréhension pour les cas montréalais.

Version téléchargeable : La reconquête du fleuve à Montréal par les plages Problématique et littérature

Les villes non occidentales – Gabriel Fauveaud (dir.) (2017)

Cet ouvrage souhaite montrer la richesse d’une ouverture géographique et thématique des recherches urbaines actuelles en présentant celles qui prennent en considération les villes situées en dehors de l’aire occidentale. Il donne la voix à de jeunes chercheurs et praticiens originaires de six pays et de trois continents qui, par leurs réflexions engagées, proposent de corriger les perceptions souvent négatives, voire catastrophiques, de l’urbanisation non occidentale. En partant du principe que tout espace urbain est aussi banal que singulier, ils aident à décentrer le regard et à envisager sérieusement l’importance de l’altérité dans la construction des représentations collectives. Ouvert sur le monde, donc, cet ouvrage montre tout l’intérêt de diversifier les approches théoriques et empiriques en urbanisme, dont le fort ancrage nord-américain ou européen empêche souvent de rendre compte des multiples réalités des villes de la planète.

Docteur en géographie, Gabriel Fauveaud, après un post doctorat dans le cadre de l’Observatoire Ivanhoé Cambridge (2013-2014), est actuellement chercheur invité au Centre d’études et de recherches international de l’Université de Montréal (CÉRIUM) et chercheur associé à l’UMR 8586 Prodig.

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En ligne : Les Presses de l’Université de Montréal

La ville résiliente – Isabelle Thomas & Antonio Da Cunha (dir.) (2017)

Ouvrage collectif publié aux Presses de l’Université de Montréal avec le soutien de l’OIC.

Lieux majeurs de toutes les accumulations matérielles, sociales et économiques, les villes sont au cœur de la question des changements climatiques. Leur avenir dépendra de notre capacité à inventer des espaces urbains habitables, justes et résilients. Les auteurs font ici le pari d’une action collective capable de transformer les menaces en force constructrice, de maîtriser la vulnérabilité des espaces urbanisés tout en renforçant leur résilience. Pour ce faire, il faut comprendre les formes et les structures de la ville contemporaine, afin d’orienter les politiques et la planification territoriale. Ce livre offre un recueil des connaissances les plus récentes sur l’adaptation des villes aux changements climatiques et rassemble les réflexions de professeurs-chercheurs et de professionnels non seulement du Québec mais aussi de France, de Suisse, des États-Unis et du Brésil.

Isabelle Thomas est professeure titulaire à l’École d’urbanisme et d’architecture du paysage de l’Université de Montréal.

Économiste et géographe, Antonio Da Cunha est professeur à la Faculté des géosciences et de l’environnement de l’Université de Lausanne.

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Comment vieux Terrebonne est devenu Vieux-Terrebonne, l’urbanisme face au défi patrimonial – Gérard Beaudet (2017)

Ouvrage publié aux Éditions GID avec le soutien de l’OIC.

Le Vieux-Terrebonne est sans conteste un des chantiers de valorisation d’un patrimoine urbain les plus réussis du Québec. Pourtant les choses s’annonçaient plutôt mal dans les années 1960. Heureusement, le programme ne sera pas mis en œuvre. Les démarches entreprises dès les années 1960 par quelques pionniers de la conservation pourront se poursuivre. Tant et si bien qu’au milieu des années 1970, les plus grandes menaces avaient été écartées. Aussi les années 1980 pourront-elles être consacrées à une approche urbanistique de la mise en valeur du Vieux-Terrebonne. Le chantier n’a jamais fait relâche depuis. C’est cette aventure s’échelonnant sur près de six décennies que relate cet ouvrage.

Gérard Beaudet est urbaniste émérite et professeur titulaire à l’École d’urbanisme et d’architecture de paysage de la faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal. Il est chercheur associé à l’observatoire Ivanhoé-Cambridge du développement urbain et immobilier. De 1990 à 2000, il a été membre du conseil d’administration, vice-président puis président d’Héritage Montréal.

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En ligne : Les Éditions GID

Planifier et produire le TOD dans les banlieues du Grand Montréal – Juliette Maulat (2016)

Depuis la fin des années 1990, le Transit-oriented Development s’est imposé comme une figure incontournable de la planification urbaine des villes nordaméricaines (Cervero, Ferrell, et al. 2004). Conçu pour favoriser une maîtrise de l’étalement urbain et un report modal de la voiture vers les transports collectifs, le TOD est défini comme un projet urbain autour d’une station de transport collectif présentant une densité importante, une mixité de fonction et un design urbain favorable aux modes actifs (Calthorpe 1993).

Le Grand Montréal n’échappe pas à cet engouement nord-américain pour le TOD. La Communauté métropolitaine de Montréal a en effet adopté en 2012, un nouveau Plan Métropolitain d’Aménagement et Développement (PMAD) qui identifie 155 sites devant faire l’objet de projets de TOD. La mise en oeuvre du plan est en cours et la CMM a créé plusieurs outils pour favoriser la concrétisation des objectifs métropolitains, parmi lesquels une démarche d’appui à la conception de « projets novateurs ». L’adoption du PMAD s’est accompagnée ainsi du foisonnement de projets de développement autour des gares du Grand Montréal, concourant à une transformation sensible des paysages de banlieue qui semble dessiner l’émergence d’une « post-suburb » (Phelps et al. 2006).

En lien avec sa diffusion dans la planification métropolitaine, le TOD constitue actuellement un champ de recherche riche en urbanisme. Toutefois, si de nombreux
travaux traitent du modèle et de ses effets sur l’urbanisation et la mobilité, le cas du Grand Montréal et la question des processus concrets de mise en oeuvre du TOD à l’échelle locale ont été peu étudiés (Boarnet et Compin 1999; Dorsey et Mulder 2013; Dushina et al., 2015). Dans ce contexte, cette recherche postdoctorale propose de s’intéresser aux enjeux, processus et modalités concrètes associées à la mise en oeuvre de projets TOD dans les banlieues du Grand Montréal. L’objectif est de comprendre les mécanismes en jeu dans la territorialisation de ce modèle d’aménagement à l’échelle locale et de mettre en lumière les conditions, leviers et freins à la concrétisation de tels projets. Plusieurs questions guident ainsi cette recherche : Comment les orientations métropolitaines en matière de TOD sont-elles mises en oeuvre à l’échelle locale ? Comment les acteurs publics et privés conçoivent et négocient les projets de TOD ? Quels sont les stratégies et outils déployés pour accompagner leur concrétisation ? Quels facteurs favorisent ou freinent leur réalisation ? Quels changements dans les référentiels, les modes d’action et les pratiques d’urbanisme en lien avec le TOD ?
Pour traiter ces questions, cette recherche propose de croiser une analyse des instruments déployés à l’échelle métropolitaine pour accompagner la mise en oeuvre du plan métropolitain, et une analyse des processus à l’oeuvre à l’échelle locale, dans trois municipalités de banlieue. Le champ de cette recherche porte ainsi sur la planification et la production de projets de TOD impliquant une intervention importante des acteurs publics. Elle s’intéresse en particulier à des projets de TOD faisant l’objet de démarches innovantes de planification (projets novateurs) qui mettent en jeu des coopérations nouvelles entre acteurs de l’urbanisme du transport.Loin de traiter de l’ensemble des pratiques et processus associés à la production de projets TOD dans le Grand Montréal, ce travail se concentre sur des projets de type « Public Transit-oriented Development » (Hickman et Hall 2008) en banlieue.

Ce rapport revient tout d’abord sur l’état des recherches sur le TOD. Il précise ensuite le terrain d’étude, le cadre théorique, et la méthode choisie. Il expose ensuite les résultats de la recherche en trois temps. Nous revenons tout d’abord la planification du TOD à l’échelle métropolitaine et les instruments associés. Nous détaillons ensuite les processus locaux associés à l’élaboration de projets de TOD dans trois municipalités de la banlieue de Montréal (Deux-Montagnes, Candiac et Mont-Saint-Hilaire). Enfin, nous proposons une analyse croisée de l’étude à l’échelle métropolitaine et locale autour de trois entrées : le renouveau des instruments de planification et de pilotage du Grand Montréal, la différenciation des pratiques et projets locaux, le changement dans l’action publique urbaine en banlieue.

Version téléchargeable : Planifier et produire le TOD dans les banlieues du Grand Montréal

La production des espaces urbains à Phnom Penh. Pour une géographie sociale de l’immobilier – Gabriel Fauveaud (2015)

Phnom Penh, ville fantôme totalement vidée de ses habitants et partiellement détruite par le régime génocidaire khmer rouge entre 1975 et 1979, semble aujourd’hui renaître de ses cendres, comme en témoigne la multiplication de nombreux projets immobiliers ambitieux. Cependant, la modernisation apparente de la capitale cambodgienne s’accompagne d’une ségrégation socio-spatiale accrue et d’écarts socio-économiques de plus en plus importants. Faut-il y voir l’émergence d’une ville duale, qui opposerait les plus riches aux plus pauvres, les beaux espaces résidentiels aux quartiers ouvriers, les intérêts privés aux intérêts publics ? Loin de là, et c’est bien ce que ce livre entend démontrer.

En se concentrant sur la production, les activités et les stratégies immobilières, l’ouvrage s’articule autour de l’idée que le lien entre l’urbanisation et l’activité immobilière ne relève pas seulement de la sphère économique. En effet, la production immobilière est aussi tributaire des dynamiques sociales, politiques, culturelles et spatiales qui structurent les dynamiques d’urbanisation. En ce sens, cet ouvrage s’attache à explorer, comprendre et représenter les liens qui se tissent entre l’immobilier, les dynamiques territoriales et les stratégies d’acteurs (de l’habitant au promoteur privé, en passant par les institutions) dans le contexte plus général de modernisation d’une petite capitale en développement.

Gabriel Fauveaud est docteur en géographie, diplômé de l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et spécialiste des dynamiques urbaines dans les pays en développement. Il a publié de nombreux articles sur Phnom Penh en français et en anglais. Après un post doctorat dans le cadre de l’Observatoire Ivanhoé Cambridge de la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal, il est actuellement chercheur à l’École d’urbanisme et d’architecture de paysage et au Département de sciences politiques de l’Université de Montréal.

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En ligne : Publications de la Sorbonne