Catégorie : Bourses focus urbain

Les mobilités douces et les préférences résidentielles

Une bourse Focus Urbain 2019 (valeur 10 000$) a été attibuée à Benjamin Lamoureux pour son projet de recherhe de maîtrise : Les mobilités douces et les préférences résidentielles

Le sujet de ce mémoire porte sur le lien entre les mobilités douces et les préférences résidentielles. Ce projet, en plus d’être pertinent sur le plan scientifique, s’inscrit dans la dynamique du développement urbain du Grand Montréal. La part modale du vélo est passée de 1,7% en 2001 à 3,6% en 2016 dans l’agglomération, et cette augmentation ne montre aucun signe d’essoufflement. Il s’agit d’explorer si les habitudes de mobilités douces des travailleurs métropolitains en font un profil différent ou particulier du point de vue du marché de l’immobilier, comparativement aux profils connus usuellement dans la population. La recherche sera, dans un premier temps, quantitative et effectuée grâce à la base de données de l’étude du CUSM menée auprès de près de 2 000 résidents de la CMM (Lord et al., 2016-2019). Dans un deuxième temps, elle serait qualitative et effectuée auprès de participants à une enquête de terrain pour explorer de manière détaillée les projets résidentiels et leurs liens avec les mobilités douces.

Les enjeux urbanistiques de la transformation des centres commerciaux en espaces multifonctionnels dans le Grand Montréal

La bourse Focus Urbain 2020 (valeur 10 000$) a été attibuée à François VANIER pour son projet de recherche de maîtrise : Les enjeux urbanistiques de la transformation des centres commerciaux en espaces multifonctionnels dans le Grand Montréal

Une nouvelle tendance s’observe actuellement en Amérique du Nord et en Asie, soit la transformation des centres commerciaux en espaces multifonctionnels par l’ajout d’usages résidentiel, culturel, institutionnel, public, récréatif et de bureaux. Dans un contexte de concurrence grandissante avec le commerce en ligne, les centres commerciaux cherchent à se réinventer en bonifiant l’expérience, en améliorant l’accessibilité, en mettant de l’avant des stratégies multicanales et en créant des lieux offrant une mixité de fonctions. La conversion des centres commerciaux en véritables milieux de vie est appelée à gagner du terrain dans les prochaines années.


Un exemple de cette tendance est le redéveloppement actuel du Oakridge Center à Vancouver, un centre commercial branché sur le réseau de train léger qui vise à ajouter 6 000 logements, des espaces publics, une bibliothèque et un parc, le tout dans une architecture futuriste. Au Québec, plusieurs projets s’inscrivant dans cette mouvance sont considérés par les propriétaires de centres commerciaux : Cadillac Fairview souhaite redévelopper une partie du site du CF Pointe-Claire en ajoutant des logements, des bureaux, un hôtel et du divertissement, Cominar envisage construire des tours résidentielles au Mail Champlain, à la Place Longueuil et au Quartier Laval. S’ajoute à cela l’intérêt récent de firmes d’urbanisme et d’architectes pour le redéveloppement des centres commerciaux. Finalement, le REM viendra se connecter à plusieurs de ces centres dans les prochaines années, en particulier
à Brossard et dans l’Ouest de l’île de Montréal, ce qui en fera de potentiels TOD permettant de polariser la croissance urbaine.


Aux États-Unis, au Canada et en Asie, plusieurs de ces projets ont pourtant déjà vu le jour. Le Québec accuse donc un certain retard. Pourquoi est-ce le cas ? Quels sont les facteurs permettant d’expliquer la lenteur relative de la mise en oeuvre de ces projets au Québec ? Alors que le secteur privé semble prêt à investir dans des projets visant à transformer les centres commerciaux, quels sont les obstacles, les contraintes ou les freins limitant ou empêchant leur réalisation ?


La recherche entend identifier une dizaine de projets de reconversion de sites commerciaux dans la région de Montréal. Ensuite, nous souhaitons interroger différents acteurs privés et publics en lien avec des projets de transformation de centres commerciaux dans le Grand Montréal, soit des propriétaires ou promoteurs de centres commerciaux, des acteurs publics et des urbanistes travaillant auprès de juridictions concernées par ces projets. L’intérêt de cette recherche est qu’elle contribuera à identifier les facteurs responsables de la lenteur relative de la transformation des centres commerciaux montréalais en espaces multifonctionnels. Elle permettra ensuite de voir s’il existe des perceptions différenciées du potentiel de redéveloppement des centres commerciaux suivant les types d’acteurs (publics, privés) interrogés. De façon plus générale, cette recherche aidera à mieux comprendre la dynamique entre fonction commerciale, mobilité collective structurante, potentiel de développement et perceptions des acteurs.