Ho Chi Minh-Ville, métropole de plus de 10 millions d’habitants, constitue le principal moteur économique du Vietnam – désormais considéré comme une « économie émergente », un « pays à revenus intermédiaires ». En raison de la hausse du niveau de vie des ménages urbains, les pratiques de mobilité changent. Les villes du Vietnam, et Ho Chi Minh Ville en particulier, sont connues pour l’usage répandu chez les citadins du deux-roues motorisé pour leurs déplacements. L’enrichissement progressif des classes moyennes et moyennes-supérieures les poussent à délaisser l’usage de la motocyclette pour l’achat d’automobiles.

Alors que la métropole du sud du Vietnam est désormais confrontée à des problématiques de congestion de plus en plus prégnantes de son trafic routier, les autorités métropolitaines prévoient la modernisation du réseau de transport public existant et surtout la construction d’un vaste réseau de transport public comprenant entre autres des lignes de métro et de bus en site propre. La création de ce réseau constituerait une solution technique pour améliorer les conditions de déplacement des citadins dans l’espace métropolitain et également une opportunité d’aménager et de réaménager la métropole avec la construction de nouveaux quartiers s’inspirant des principes du Transit-Oriented Development.

Sur la base d’un état des lieux relatif au développement du réseau de transport public, cette communication examine sa mise en œuvre, qui n’est pas sans poser des contraintes de taille aux pouvoirs publics : financement du réseau ; accès aux emprises foncières et développement de nouveaux quartiers urbains ; pilotage institutionnel du réseau dans sa phase de construction et d’exploitation.

Clément Musil est géographe et urbaniste, chercheur associé à l’Unité Mixte de Recherche AUSser (ENSA Paris Belleville) et membre de la CRC en urbanisation durable dans le Sud Global (UdeM).

Quand : mercredi 30 octobre 2019 à 12h

Ou : salle 1150 du pavillon de la Faculté de l’aménagement, 2940, chemin de la Côte-Sainte-Catherine.

 

Conférence Clément Musil webLIGHT

*Avec le soutien de l’Observatoire Ivanhoé Cambridge.

Mme Paola VIGANÒ est à l’origine avec Bernardo SECCHI du concept de ville poreuse qui porte sur l’adaptabilité de la ville (et des tissus aquatiques) aux risques environnementaux.

Ce colloque a porté sur le thème des Villes Saturées. Quatre sous-thèmes se sont détachés de cette problématique : la croissance zéro, les villes au pouvoir, les populations mobiles et la forme urbaine. Durant cet événement bilingue, les participants ont eu la possibilité de prendre part à une étude de cas, des ateliers, des activités ludiques, des panels de discussion et à de nombreuses conférences.

Développement Urbain Intelligent : de l’action locale vers le global. Recommandations canadiennes pour une coopération triangulaire. 

Au-delà des pratiques conventionnelles de la coopération Nord-Sud et Sud-Sud, l'ICCCASU favorise un dialogue triangulaire entre les pays africains, le Canada et la Chine. Sous le haut parrainage du gouvernement de la République du Cameroun, en collaboration avec l'ONU-Habitat et l'Université d'Ottawa, la Seconde Conférence Internationale sur l'Urbanisation Durable au Canada, en Chine et en Afrique (ICCCASU II – Yaoundé), Développement urbain intelligent : de l'action locale vers le global, s'est tenue du 12 au 14 décembre 2017 à Yaoundé, capitale du Cameroun, pays bilingue et représentatif des enjeux d'urbanisation et des défis du développement urbain en Afrique. Suite à la première édition tenue au Canada en 2015 et en prévision de celle devant se tenir en Chine en 2019, l'ICCCASU II – Yaoundé 2017 a constitué une des premières manifestations scientifiques d'envergure intercontinentale après la Troisième Conférence des Nations Unies pour les établissements humains (Habitat III) qui s'est tenue à Quito en octobre 2016 et à l'issue de laquelle a été adopté le Nouveau Programme pour les villes 2016-2036. Le cadre d'action de cette deuxième Conférence s'inscrit au sein d'une coopération triangulaire Amérique du Nord, Asie et Afrique.

Stimulé par les grands travaux d’infrastructures, le secteur de l’immobilier résidentiel est en effervescence dans la région métropolitaine. Construit-on trop de copropriétés ? Faut-il craindre une flambée des prix, alors que les investisseurs étrangers sont de plus en plus nombreux à tourner leurs regards vers Montréal ? Les grands projets mixtes qui voient le jour s’intégreront-ils de façon harmonieuse à l’écosystème économique et social de la région ? Et saura-t-on bénéficier collectivement de toute la valeur de ces investissements ?

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