Depuis l’annonce de l’arrivée du train de l’Est de l’Agence métropolitaine de transport (AMT) en mars 2006, la ville de Charlemagne a entrepris une vaste réflexion à l’égard de son développement et de la mise en valeur de son territoire. Avec un territoire presque entièrement développé (d’une superficie d’environ 2,8 km2), il serait facile d’affirmer que son «destin urbain» est déjà cristallisé.

Et pourtant, nous savons maintenant qu’il n’en est rien. La Ville de Charlemagne possède encore un véritable potentiel de développement, mais surtout de redéveloppement et de revitalisation urbaine. Reconstruire la ville sur la ville. Pour les architectes, les urbanistes, les ingénieurs et les promoteurs, sans oublier les élus, il s’agit d’un défi considérable. Plus encore, il s’agit d’une opportunité unique et enivrante de réaliser un authentique projet urbain. Une chance de développer durablement.

Ces dernières décennies, Hong Kong a connu de profondes transformations. Son affirmation comme métropole internationale s’appuie sur une coalition d’acteurs, rassemblant le gouvernement et la communauté d’affaires, qui développe des politiques urbaines en faveur de la compétitivité économique. Les projets urbains se concentrent notamment sur la rénovation des quartiers les plus anciens et le développement de nouvelles tours de bureaux sur des terrains gagnés sur le port de Victoria. Différents projets immobiliers, tels que le renouvellement urbain du quartier de Wan Chai ou encore l’aménagement du Central Waterfront visent ainsi à faire de Hong Kong une world-city.Toutefois, le contexte de la planification urbaine hongkongaise se transforme avec l’émergence d’une société civile, la structuration de différents mouvements communautaires et la diversification des réseaux d’affaires. Les politiques urbaines et les projets immobiliers portés par la coalition dominante sont remis en cause et tendent donc à évoluer, tant en termes de processus que de contenu.

Les grands projets immobiliers sont complexes et nécessitent d’articuler des échelles territoriales hétérogènes et des dimensions sociopolitiques variées. Surtout, ils sont porteurs de transformations et contribuent à redéfinir la ville. Ils sont tantôt rejetés en raison de leurs conséquences négatives présumées, tantôt recherchés par les administrations municipales parce qu’ils permettent d’assurer croissance et développement. Les villes se nourrissent en quelque sorte de grands projets et tentent de les infléchir, allant même parfois jusqu’à les refuser. Ce colloque vise à analyser les grands projets dans le contexte des relations complexes entre les grandes opérations immobilières et les collectivités concernées. Le but est d’explorer les caractéristiques des grands projets, les conditions de leur implantation et leurs impacts, ainsi que les processus d’appropriation par la population et, à l’inverse, l’appropriation de la ville par les grands projets. Ce colloque multidisciplinaire réunit des spécialistes de plusieurs disciplines, qui se penchent sur des dimensions différentes de la chaîne de production des grands projets. Le colloque s’articule autour de trois thèmes complémentaires, soit : 1) La ville et les grands projets : des espaces de dialogue. 2) L’impact des grands projets sur la ville. 3) Le grand projet : identités et significations. Une session est également prévue pour discuter des projets de la Commission de la capitale nationale.

Alex Krieger, FAIA is a founding principal of Chan Krieger Sieniewicz, an architecture and urban design firm in Cambridge, Massachusetts, and a professor at the Harvard Graduate School of Design, where he served as Chairman of the Department of Urban Planning & Design from 1998-2004.
An authority on the evolution of urban settlements, Mr. Krieger’s publications include : Urban Design (2009), Mapping Boston (1999), Towns and Town Making Principles (1991), A Design Primer for Cities and Towns (1990), Past Futures : Two Centuries of Imagining Boston (1985), and essays for various architecture, design and planning periodicals. Mr. Krieger has served as director of the U.S. National Endowment for the Arts Mayors’ Institute on City Design (1995-1998); Commissioner on the Boston Civic Design Commission (1988-97); design review architect for the Providence Capital Center Commission (1991-98); Director of the National Leadership Institute for Planning Directors (1998-2006); and the Vice President f the New England Holocaust Memorial Committee (1989-99) during which Boston’s award winning memorial as planned, designed and dedicated.

 Quel est l’impact de la présence des institutions européennes sur le marché immobilier de Bruxelles et de sa périphérie ? Si elle n’est peut-être pas taboue, la question assurément embarrasse. Pointe-t-on une influence trop directe de l’Union sur les prix du logement à Bruxelles, et l’on risque de se voir taxé de populisme (et d’insensibilité à l’apport — certes précieux — de l’Union pour la capitale). Nie-t-on, en sens inverse, toute corrélation, et c’est de déconnexion de la réalité que l’on sera accusé. Certes, en ce qui concerne l’impact direct, cette incidence est à la fois circonscrite sur le plan géographique et cantonnée à un certain segment du bâti. Toutefois, la concentration des agents de l’Union dans les quartiers — aisés — de la capitale et dans les catégories — supérieures — de biens ne va pas sans induire des effets indirects qui se répercutent en cascade sur les autres secteurs, touchés eux aussi. Non satisfaite dans ces zones prospères devenues petit à petit inaccessibles financièrement, la demande se « rabat » sur des périmètres — limitrophes ou non — un peu moins qualifiés qui, à leur tour, voient leurs tarifs s’apprécier, et ainsi de suite. Par ailleurs, les conséquences se situent également au niveau de la gentrification que les Européens provoquent — malgré eux — en investissant certains quartiers centraux dégradés. La question est complexe, on le voit.

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