Simon CHOUINARD-LALIBERTE

À Montréal, on observe actuellement plusieurs perturbations dans la structure commerciale établie. Les taux de vacances élevés des locaux commerciaux sur certaines artères autrefois courues, l’utilisation grandissante de plateformes numériques pour la vente de détail et la transformation des habitudes de consommation, l’implantation de grands établissements commerciaux sur les structures commerciales de proximité, les enjeux liés à la spéculation immobilière commerciale, l’identification des commerces comme un facteur d’accélération du phénomène d’embourgeoisement et l’accessibilité alimentaire ne sont que quelques phénomènes dans lesquels le commerce montréalais joue un rôle actif. Cette étude exploratoire vise à documenter les modes de fonctionnement de l’écosystème commercial en s’attardant plus spécifiquement aux arrondissements montréalais. La réalisation de l’étude préliminaire amène à croire que ce système de gouvernance et de politiques publiques tend à privilégier une multiplication des acteurs ayant une influence sur les dynamiques commerciales montréalaises et des relations institutionnelles qui ne sont pas traités de manière systématique ou hiérarchique, mais davantage au cas par cas. Si cette hypothèse s’avère véridique, des impacts sérieux peuvent ainsi être anticipés en termes de stabilité de la coopération entre les acteurs prenant part à l’écosystème et de capacité d’adaptation lors de changements structuraux de la situation commerciale. Pour la réalisation de cette étude qui concerne le mode de gouvernance de la Ville de Montréal et de ses arrondissements, un échantillon territorial rassemblant les arrondissements Ville-Marie, Le Plateau-Mont-Royal, Rosemont-La-Petite-Patrie et Ahuntsic-Cartierville a été constitué.

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