Simon CHOUINARD-LALIBERTE

À Montréal, on observe actuellement plusieurs perturbations dans la structure commerciale établie. Les taux de vacances élevés des locaux commerciaux sur certaines artères autrefois courues, l’utilisation grandissante de plateformes numériques pour la vente de détail et la transformation des habitudes de consommation, l’implantation de grands établissements commerciaux sur les structures commerciales de proximité, les enjeux liés à la spéculation immobilière commerciale, l’identification des commerces comme un facteur d’accélération du phénomène d’embourgeoisement et l’accessibilité alimentaire ne sont que quelques phénomènes dans lesquels le commerce montréalais joue un rôle actif. Cette étude exploratoire vise à documenter les modes de fonctionnement de l’écosystème commercial en s’attardant plus spécifiquement aux arrondissements montréalais. La réalisation de l’étude préliminaire amène à croire que ce système de gouvernance et de politiques publiques tend à privilégier une multiplication des acteurs ayant une influence sur les dynamiques commerciales montréalaises et des relations institutionnelles qui ne sont pas traités de manière systématique ou hiérarchique, mais davantage au cas par cas. Si cette hypothèse s’avère véridique, des impacts sérieux peuvent ainsi être anticipés en termes de stabilité de la coopération entre les acteurs prenant part à l’écosystème et de capacité d’adaptation lors de changements structuraux de la situation commerciale. Pour la réalisation de cette étude qui concerne le mode de gouvernance de la Ville de Montréal et de ses arrondissements, un échantillon territorial rassemblant les arrondissements Ville-Marie, Le Plateau-Mont-Royal, Rosemont-La-Petite-Patrie et Ahuntsic-Cartierville a été constitué.

Danielle Labbé et Clément Musil

Au début des années 1990, dans le prolongement des réformes ayant placé le Vietnam sur la voie de l’« économie de marché à orientation socialiste », un marché immobilier est réapparu dans les grandes villes du pays. Ce marché immobilier est, depuis sa réémergence, particulièrement volatil et est marqué par une succession de cycles de surchauffe-récession. C’est dans ce contexte qu’ont émergées à la fin des années 2000 des zones urbaines dites « fantômes ». A partir d’une approche empruntée à l'économie politique, l’analyse de l'apparition de ces zones « fantômes » met en lumière le « virage immobilier » pris par l'État Parti Vietnamien. Ce travail révèle comment ces singularités de l’environnement politico-économique vietnamien ont façonné les pratiques.

Jean-Philippe Meloche, Stéphanie Benoit, Thibaut Hugueny, Michaël Tremblay

Depuis les années 1970, plusieurs villes canadiennes ont été affectées par des périodes de déclin de population. Pour quelques agglomérations urbaines, ces périodes sont conjoncturelles et sont suivies d’un retour rapide à la croissance. Pour d’autres, le déclin est structurel et persiste sur de longues périodes de temps. En considérant que la planification du territoire a pour objectif d’organiser la croissance, dans quelle mesure les tendances démographiques à la baisse affectent-elles la perception des acteurs impliqués dans le développement urbain ?

Sébastien Lord, Paula Negron-Poblete, François Raulin, Camille Buzbach, Tiiu Poldma

Cette étude s’inscrit dans une démarche de caractérisation de la marchabilité autour d’une destination commerciale de la région métropolitaine de Montréal, la Place Alexis-Nihon. Des recherches antérieures ont montré que ce type de destination, un centre commercial, est particulièrement significatif dans la mobilité et les activités des aînés, tant au Québec comme ailleurs en Amérique du Nord.

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