Montréal est reconnue pour son animation, sa convivialité, son effervescence culturelle, sa créativité, mais ces qualités ne sont pas forcément inscrites et affirmées dans son aménagement et son développement. Cette absence d’ancrage urbain de la fonction culturelle met en péril le statut de métropole culturelle et à l’image de ville allumée auxquels prétend Montréal. La concentration exceptionnelle, dans un périmètre restreint, de salles de spectacles de toutes tailles et de grands événements culturels définit le secteur du centre-ville dans lequel une intervention d’aménagement urbain et de développement immobilier peut et doit inscrire la fonction culturelle dans la chair même de la ville. Ce territoire, actuellement déstructuré, désigné sous le nom secteur de la Place des Arts du Quartier des spectacles, concentre 58 % des 27 200 sièges que compte le Quartier des spectacles et accueille la plupart des grands festivals culturels de Montréal. L’intervention sur le domaine public de ce secteur contribuera à renforcer l’unité territoriale et la diversité fonctionnelle du centre-ville, conformément aux objectifs de la Stratégie de développement économique de la Ville, et à y attirer de nouveaux touristes et visiteurs de tous âges. La conférence permettra d’expliquer la démarche qui a été mise de l’avant par l’équipe du Quartier international et de présenter le concept d’aménagement et de design urbain proposé par l’équipe de Renée Daoust et de Réal Lestage.

Le séminaire, animé par Michel Max Raynaud, a permis de travailler sur la définition du design urbain. Ce besoin de définition ne pouvait se faire sans un détour historique. Les projets sur la ville sont aussi anciens que la ville elle-même. Le design urbain a naturellement hérité de toute cette histoire. Le séminaire a permis de comprendre de quelle manière et dans quelles proportions cette dernière l’a influencé. Bien plus, entre l’Europe et l’Amérique, le sens de l’urbanisme diverge. Les pratiques s’influencent, mais les définitions ne sont pas identiques. Il fallait rétablir les particularités et tenter de trouver les convergences possibles, ce qu’a permis de faire le séminaire.

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