Pierre Mathieu Le Bel, chercheur post-doctoral

La recherche porte sur Montréal et Barcelone. La mondialisation est associée à un relatif désengagement des instances étatiques en matière de planification territoriale au profit d’instances supra et infra-étatiques. Les acteurs locaux occupent ainsi une place plus grande dans le processus d’aménagement urbain. Ce processus est orienté vers la mise en marché de la ville et de son image censée attirer des acteurs qui auront un rôle à jouer dans la métamorphose du territoire. Cela se fait notamment par la mise en chantier d’énormes projets de requalification urbaine, phénomène qui peut provoquer la peur d’une perte d’authenticité culturelle, au profit d’une homogénéisation du paysage urbain. La recherche vise à comparer les grands projets urbains de Montréal et de Barcelone.

Pauline Wolff, candidate au doctorat en aménagement

Le projet de recherche doctorale est centré sur les questions de mobilité et de transports. Il semble exister une déconnexion importante entre les traitements des enjeux des transports et ceux des territoires. On l’observe concernant les priorités en matière de mobilité et de planification en terme de financement, de projection dans le temps, d’implantation, de gestion et de protection des territoires. Il serait cependant logique, étant donné leur relation d’inter-influence et de dépendance, que les transports et la planification ne fassent pas l’objet d’un traitement sectoriel dans les cadres spatiaux, sociaux, environnementaux et économiques. Or nous sommes face à certaines contradictions majeures dans la gestion du rapport entre les transports et les territoires et ces contradictions illustrent bien que les enjeux de la planification et ceux de la mobilité sont considérés séparément : manque de cohérence des interventions d’une échelle à l’autre, décalage entre les politiques ainsi que les organismes responsables et décisionnels, constats de faible durabilité des villes centres (au sein desquelles se multiplient les problèmes de pollution, congestion et dégradation de la qualité de vie) ainsi que des zones d’étalement (souvent dépendantes à l’automobile), questionnement sur l’impact et l’intégration des grandes infrastructures de transport sans réelle réflexion sur le rôle qu’elles jouent dans les patterns métropolitains de mobilité…

La recherche porte sur le cas de Montréal depuis les années 1950 pour vérifier d’abord cette déconnexion et ces contradictions, en comprendre les origines dans le cadre particulier de la métropole, les implications qui en découlent et cerner pourquoi réconcilier les priorités en matière de planification et de mobilité dans le cadre précis de Montréal est un impératif pour la bonne évolution du territoire métropolitain. Le choix des années 1950 n’est pas un hasard : la démocratisation de l’automobile, qui a largement influencé et modifié nos habitudes de mobilité, marque à cette époque un changement radical dans la façon de planifier la ville qu’on connaît aujourd’hui.

Natasha Ghiste, candidate à la maîtrise en aménagement (design d’intérieur)

L’espace public est souvent défini comme l’ensemble des espaces de passage et de rassemblement à l’usage de tous. Il constitue donc l’espace de vie collective. Ce type d’espace évolue progressivement, comme un outil pour l’action où il devient un objet de société et de surinvestissement. La recherche porte sur les lieux de passage et de circulation dans les espaces publics, plus précisément les passages de la ville intérieure. L’intention est de savoir comment ces espaces peuvent revaloriser certains quartiers et contribuer à l’amélioration de l’environnement urbain. Comment peut-on dépasser leur vocation première afin de favoriser leur fréquentation ? Comment l’usager peut interagir avec ce type d’espace ?

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