Quel est l’impact de la présence des institutions européennes sur le marché immobilier de Bruxelles et de sa périphérie ? Si elle n’est peut-être pas taboue, la question assurément embarrasse. Pointe-t-on une influence trop directe de l’Union sur les prix du logement à Bruxelles, et l’on risque de se voir taxé de populisme (et d’insensibilité à l’apport — certes précieux — de l’Union pour la capitale). Nie-t-on, en sens inverse, toute corrélation, et c’est de déconnexion de la réalité que l’on sera accusé. Certes, en ce qui concerne l’impact direct, cette incidence est à la fois circonscrite sur le plan géographique et cantonnée à un certain segment du bâti. Toutefois, la concentration des agents de l’Union dans les quartiers — aisés — de la capitale et dans les catégories — supérieures — de biens ne va pas sans induire des effets indirects qui se répercutent en cascade sur les autres secteurs, touchés eux aussi. Non satisfaite dans ces zones prospères devenues petit à petit inaccessibles financièrement, la demande se « rabat » sur des périmètres — limitrophes ou non — un peu moins qualifiés qui, à leur tour, voient leurs tarifs s’apprécier, et ainsi de suite. Par ailleurs, les conséquences se situent également au niveau de la gentrification que les Européens provoquent — malgré eux — en investissant certains quartiers centraux dégradés. La question est complexe, on le voit.

Terme souvent utilisé pour galvauder l’action politique, le marketing territorial/urbain a l’objectif de répondre aux besoins des individus qu’ils soient habitants, usagers ou citoyens. Un des vecteurs de production de l’image de la ville, le marketing territorial a l’objectif de rendre positive les significations données à un espace afin de le rendre attractif et plus largement de susciter du bien-être.

À Rennes, capitale de la région Bretagne en France, les élus et les techniciens de la communication agissent pour tendre vers ses objectifs. Par la focale de la performativité des discours, il est intéressant d’observer que l’action marketing se transforme en discours de communication territoriale, voire d’information territoriale.

The scale and pace of metropolitan development in North America is accelerating and changing its basic urban geography. New categories have emerged to capture this change. The Metropolitan Institute at Virginia Tech has added several key concepts to this new conceptual understanding of the metropolis. This lecture explores these new concepts and places North American metropolitan areas in an evolving global context. North America is unique among developed regions in the world in that it is still rapidly gaining population. The U.S. alone is projected to add 100 million more people between 2006 and 2039. According to U.N. population statistics, the U.S. will gain 100 million more residents faster than any other nation except India and Pakistan, and thus will outgain China. Canada, an immigrant nation like the U.S., is also on pace for fast growth. This massive expansion will frame the discussion of how North America can build sustainable places that innovate new urban forms and reinvigorate its metropolitan economies.

De nouveaux enjeux urbains s’imposent dans l’espace public, dans un contexte où se conjuguent les dynamiques locales et globales : le développement socio-économique (activités, emplois, logements…) ; le développement durable ; la mobilité ; la maîtrise des formes urbanisées, avec le retour incontournable de la densité ; la gouvernance et ses instruments de travail. Ce faisant, l’intervention sur la ville se transforme. Les échelles et les temporalités d’intervention s’imbriquent, et de nouvelles alliances se mettent en place pour assurer la transformation de la ville : entre le public et le privé ; entre les stratégies urbaines et les projets ; entre les stratégies urbaines et les stratégies en aménagement ; entre l’urbanisme, le paysage, l’architecture et le design.

Avec la disparition de l’industrie sur laquelle elles s’étaient développées, Lille et Bilbao ont perdu dans les années 1980 toute attractivité et semblaient condamnées à voir fuir leurs travailleurs vers d’autres villes plus attractives. Pour enrayer ce déclin, les acteurs publics ont investi massivement dans des projets urbains très ambitieux qui avaient deux grands objectifs : créer les conditions favorables à l’installation de nouvelles activités économiques et casser l’image de ville déclinante, pour imposer une image moderne. Pour y parvenir, les villes ont mobilisé les plus grands architectes : César Pelli, Rem Koolhaas, Jean Nouvel, Norman Foster, Frank O. Gerry ou encore Christian de Portzamparc, qui ont construit des musées, des bureaux, des logements ou encore des stations de métro.

L’actualité récente a mis un projecteur pas toujours flatteur sur un certain nombre d’évènements touchant à l’urbanisme français, sans toutefois donner beaucoup de clés pour en comprendre les raisons, qu’il s’agisse de la crise des banlieues de novembre 2005, de la lutte entre Londres et Paris pour l’obtention des Jeux Olympiques en 2012, du concours des Halles, ou de la délocalisation à Venise du projet de la fondation Pinault. Il est difficile de déchiffrer les causes profondes de ces phénomènes sans connaître le contexte historique, politique et administratif de l’urbanisme en France.

Le séminaire s’articulait autour de trois présentations, la première, celle d’Alain Bourdin, qui a discuté du développement des villes universitaires dans le contexte européen ; la deuxième, par Alexandre Chabot, qui a permis de présenter la problématique du développement immobilier de l’Université de Montréal et l’importance, pour l’établissement de développer un deuxième campus montréalais ; la troisième présentation, par Aurèle Cardinal, a permis de discuter du projet d’aménagement du campus Outremont, proposé par l’Université de Montréal. Le projet de l’Université de Montréal pose de grandes difficultés, au-delà du cadre de gouvernance dans lequel il doit être élaboré. Il pose entre autres la question de l’insertion d’un projet de développement de ce type dans la ville et, également, la question du nécessaire partenariat pour en assurer la mise en œuvre.

Montréal est reconnue pour son animation, sa convivialité, son effervescence culturelle, sa créativité, mais ces qualités ne sont pas forcément inscrites et affirmées dans son aménagement et son développement. Cette absence d’ancrage urbain de la fonction culturelle met en péril le statut de métropole culturelle et à l’image de ville allumée auxquels prétend Montréal. La concentration exceptionnelle, dans un périmètre restreint, de salles de spectacles de toutes tailles et de grands événements culturels définit le secteur du centre-ville dans lequel une intervention d’aménagement urbain et de développement immobilier peut et doit inscrire la fonction culturelle dans la chair même de la ville. Ce territoire, actuellement déstructuré, désigné sous le nom secteur de la Place des Arts du Quartier des spectacles, concentre 58 % des 27 200 sièges que compte le Quartier des spectacles et accueille la plupart des grands festivals culturels de Montréal. L’intervention sur le domaine public de ce secteur contribuera à renforcer l’unité territoriale et la diversité fonctionnelle du centre-ville, conformément aux objectifs de la Stratégie de développement économique de la Ville, et à y attirer de nouveaux touristes et visiteurs de tous âges. La conférence permettra d’expliquer la démarche qui a été mise de l’avant par l’équipe du Quartier international et de présenter le concept d’aménagement et de design urbain proposé par l’équipe de Renée Daoust et de Réal Lestage.

Le séminaire, animé par Michel Max Raynaud, a permis de travailler sur la définition du design urbain. Ce besoin de définition ne pouvait se faire sans un détour historique. Les projets sur la ville sont aussi anciens que la ville elle-même. Le design urbain a naturellement hérité de toute cette histoire. Le séminaire a permis de comprendre de quelle manière et dans quelles proportions cette dernière l’a influencé. Bien plus, entre l’Europe et l’Amérique, le sens de l’urbanisme diverge. Les pratiques s’influencent, mais les définitions ne sont pas identiques. Il fallait rétablir les particularités et tenter de trouver les convergences possibles, ce qu’a permis de faire le séminaire.

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