Phnom Penh, capitale du Cambodge et métropole secondaire sud-est asiatique, se transforme rapidement au rythme d’investissements immobiliers importants. Si les grands projets immobiliers mis en place par des promoteurs professionnels, bien souvent étrangers, sont de plus en plus étudiés, la production immobilière locale reste mal connue. Pourtant, la transformation récente des marchés résidentiels augure l’émergence de nouvelles formes urbaines locales, qui puisent tant dans la réappropriation d’influences architecturales et urbanistiques allochtones que dans la recherche d’une production urbaine « proprement cambodgienne ».

Au cours de cette conférence, nous proposons de suivre la réorganisation contemporaine des marchés résidentiels à Phnom Penh afin de percevoir les signes, tant dans l’espace produit que dans la réorganisation de la filière de production, des innovations, emprunts et influences qui représentent les fondements de la métropolisation de la capitale cambodgienne.

Dans le but de mettre en place un dispositif d’apprentissage collectif pour les doctorants qui travaillent sur des questions d’urbanisme, les directeurs de l’Institut de géographie et de durabilité de Lausanne de l’Université de Lausanne (Suisse), de l’École d’urbanisme et d’aménagement du territoire de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (Belgique) et de l’Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal ont mis sur pied un programme de journées doctorales internationales en urbanisme. Cette initiative a un triple intérêt du point de vue de l’innovation, de la relève dans le champ de la recherche en urbanisme et du soutien de la production scientifique en langue française.

Du 22 avril au 26 avril 2013, dans le cadre de l’atelier en montage et gestion de projets urbains dirigé par Michel Max Raynaud, Philippe Panerai a animé un workshop sur la forme de la ville contemporaine avec 15 étudiants en urbanisme et architecture.

Philippe Panerai est Architecte et urbaniste et récipiendaire du Grand Prix de l’urbanisme 1999

Jeudi 25 avril 2013 à 17H30, à la Caisse de dépôts et placements du Québec, 1000 place Jean-Paul Riopelle, salle B1.101 – Métro Square Victoria

Habiter en famille au cœur de la ville et y élever des enfants est-il toujours possible et souhaité ? Cette question a été au cœur de l’événement Vivre en famille au cœur de la ville – Une journée de réflexion sur Montréal, organisé par Jean-Philippe Meloche et Juan Torres, professeurs à l’Institut d’urbanisme, le 19 avril 2013 au Carrefour des arts et sciences de l’Université de Montréal.

Cette journée de réflexion avait pour objectif de mieux saisir le poids des dynamiques foncières, de l’offre spatiale, des mutations sociales et des interventions publiques sur le choix et la mobilité résidentiels des familles. L’événement visait à identifier des pistes de réflexion et d’action et à sensibiliser le public aux enjeux de l’aménagement des villes pour accueillir les familles. À un moment où l’attraction et la rétention des familles dans les quartiers centraux sont considérées comme des priorités municipales, les organisateurs de l’événement ont invité professionnels, universitaires et étudiants à se questionner sur les principaux défis et opportunités que représente cette problématique pour Montréal.

10 mars 2011, 17h00, amphithéâtre 3110, Faculté de l’aménagement

Céline-Coralie Mertenat, candidate à la MScA aménagement

Dans la présente communication, nous abordons la question l’approche de l’écologie urbaine et de son influence sur le processus de projet urbain durable. Nous posons l’hypothèse que la définition d’une vision écosystémique d’un contexte urbain donné peut être utilisée comme un modèle intentionnel décliné en indicateurs de durabilité qui, tous deux, sont opérationnalisés dans un processus itératif, intégrateur et multidisciplinaire de projet urbain durable. Pour vérifier cette hypothèse, nous nous baserons sur l’exemple de l’Agence d’écologie urbaine de Barcelone (AEUB) qui a développé une approche systémique de la ville méditerranéenne durable et qui en a tiré une série d’indicateurs. L’AEUB participe aujourd’hui aux processus de planification de nombreuses villes et projets urbains sur le territoire espagnol.

Les quartiers verts s’imposent à la fois par la nécessité d’aménager les villes différemment, pour faire face aux défis environnementaux et sociaux, et par la volonté des citadins de se réapproprier l’espace public. La réalisation de quartiers verts ne peut pas se faire sans prendre en compte des dynamiques complexes à l’œuvre dans les quartiers. Pour que la transformation des milieux urbains se fasse dans une perspective de développement durable, les processus de planification et de mise en œuvre doivent permettre la participation de tous les acteurs concernés : les élus, les professionnels de l’aménagement, les intervenants des milieux scolaire, communautaire, commercial et de la santé, ainsi que les citoyens. Il importe également d’éviter que les interventions n’entraînent des effets pervers, comme la détérioration des conditions de partage de la rue à l’extérieur des quartiers verts ou, dans des quartiers populaires, la gentrification qui accompagne trop souvent les processus de revitalisation urbaine. Ce sont ces enjeux qui ont été discutés dans l’atelier, qui réunissait une dizaine des plus grands spécialistes des quartiers verts, pour une journée de débats.

Face aux défis des changements climatiques, l’urbanisme et l’aménagement on un rôle central à jouer. En définissant la forme des collectivités à l’origine de nos habitudes de vie, ils permettront de réduire à la source les émissions de GES.

La présentation porte sur les quartiers résidentiels fermés (QRF – gated communities en anglais) dans les périphéries défavorisées des villes latino-américaines. La présentation porte sur un projet innovateur : Nordelta, un méga QRF situé à Buenos Aires. Présenté par les promoteurs immobiliers comme une ville privée, cet ensemble prévoit plus de 100 000 habitants et inclut plusieurs zones résidentielles, des écoles, des zones commerciales, un centre de santé, des équipements de loisir, un réseau de distribution d’eau potable, etc. Les résultats obtenus montrent que l’implantation de Nordelta a augmenté les ressources locales (taxes foncières, par exemple). Toutefois, la redistribution de cette richesse par l’amélioration de l’accès aux ressources de la ville est moins évidente. Cette perspective, s’intéressant à l’inégale accessibilité constitue un apport original pour comprendre la transformation du rôle de l’État et des nouvelles formes de ségrégation.

Depuis l’annonce de l’arrivée du train de l’Est de l’Agence métropolitaine de transport (AMT) en mars 2006, la ville de Charlemagne a entrepris une vaste réflexion à l’égard de son développement et de la mise en valeur de son territoire. Avec un territoire presque entièrement développé (d’une superficie d’environ 2,8 km2), il serait facile d’affirmer que son «destin urbain» est déjà cristallisé.

Et pourtant, nous savons maintenant qu’il n’en est rien. La Ville de Charlemagne possède encore un véritable potentiel de développement, mais surtout de redéveloppement et de revitalisation urbaine. Reconstruire la ville sur la ville. Pour les architectes, les urbanistes, les ingénieurs et les promoteurs, sans oublier les élus, il s’agit d’un défi considérable. Plus encore, il s’agit d’une opportunité unique et enivrante de réaliser un authentique projet urbain. Une chance de développer durablement.

Ces dernières décennies, Hong Kong a connu de profondes transformations. Son affirmation comme métropole internationale s’appuie sur une coalition d’acteurs, rassemblant le gouvernement et la communauté d’affaires, qui développe des politiques urbaines en faveur de la compétitivité économique. Les projets urbains se concentrent notamment sur la rénovation des quartiers les plus anciens et le développement de nouvelles tours de bureaux sur des terrains gagnés sur le port de Victoria. Différents projets immobiliers, tels que le renouvellement urbain du quartier de Wan Chai ou encore l’aménagement du Central Waterfront visent ainsi à faire de Hong Kong une world-city.Toutefois, le contexte de la planification urbaine hongkongaise se transforme avec l’émergence d’une société civile, la structuration de différents mouvements communautaires et la diversification des réseaux d’affaires. Les politiques urbaines et les projets immobiliers portés par la coalition dominante sont remis en cause et tendent donc à évoluer, tant en termes de processus que de contenu.

Les grands projets immobiliers sont complexes et nécessitent d’articuler des échelles territoriales hétérogènes et des dimensions sociopolitiques variées. Surtout, ils sont porteurs de transformations et contribuent à redéfinir la ville. Ils sont tantôt rejetés en raison de leurs conséquences négatives présumées, tantôt recherchés par les administrations municipales parce qu’ils permettent d’assurer croissance et développement. Les villes se nourrissent en quelque sorte de grands projets et tentent de les infléchir, allant même parfois jusqu’à les refuser. Ce colloque vise à analyser les grands projets dans le contexte des relations complexes entre les grandes opérations immobilières et les collectivités concernées. Le but est d’explorer les caractéristiques des grands projets, les conditions de leur implantation et leurs impacts, ainsi que les processus d’appropriation par la population et, à l’inverse, l’appropriation de la ville par les grands projets. Ce colloque multidisciplinaire réunit des spécialistes de plusieurs disciplines, qui se penchent sur des dimensions différentes de la chaîne de production des grands projets. Le colloque s’articule autour de trois thèmes complémentaires, soit : 1) La ville et les grands projets : des espaces de dialogue. 2) L’impact des grands projets sur la ville. 3) Le grand projet : identités et significations. Une session est également prévue pour discuter des projets de la Commission de la capitale nationale.

Alex Krieger, FAIA is a founding principal of Chan Krieger Sieniewicz, an architecture and urban design firm in Cambridge, Massachusetts, and a professor at the Harvard Graduate School of Design, where he served as Chairman of the Department of Urban Planning & Design from 1998-2004.
An authority on the evolution of urban settlements, Mr. Krieger’s publications include : Urban Design (2009), Mapping Boston (1999), Towns and Town Making Principles (1991), A Design Primer for Cities and Towns (1990), Past Futures : Two Centuries of Imagining Boston (1985), and essays for various architecture, design and planning periodicals. Mr. Krieger has served as director of the U.S. National Endowment for the Arts Mayors’ Institute on City Design (1995-1998); Commissioner on the Boston Civic Design Commission (1988-97); design review architect for the Providence Capital Center Commission (1991-98); Director of the National Leadership Institute for Planning Directors (1998-2006); and the Vice President f the New England Holocaust Memorial Committee (1989-99) during which Boston’s award winning memorial as planned, designed and dedicated.

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