Ouvrage publié aux Éditions GID avec le soutien de l’OIC.

Le Vieux-Terrebonne est sans conteste un des chantiers de valorisation d’un patrimoine urbain les plus réussis du Québec. Pourtant les choses s’annonçaient plutôt mal dans les années 1960. Heureusement, le programme ne sera pas mis en œuvre. Les démarches entreprises dès les années 1960 par quelques pionniers de la conservation pourront se poursuivre. Tant et si bien qu’au milieu des années 1970, les plus grandes menaces avaient été écartées. Aussi les années 1980 pourront-elles être consacrées à une approche urbanistique de la mise en valeur du Vieux-Terrebonne. Le chantier n’a jamais fait relâche depuis. C’est cette aventure s’échelonnant sur près de six décennies que relate cet ouvrage.

Ouvrage collectif publié aux Presses de l’Université de Montréal avec le soutien de l’OIC.

Lieux majeurs de toutes les accumulations matérielles, sociales et économiques, les villes sont au cœur de la question des changements climatiques. Leur avenir dépendra de notre capacité à inventer des espaces urbains habitables, justes et résilients. Les auteurs font ici le pari d’une action collective capable de transformer les menaces en force constructrice, de maîtriser la vulnérabilité des espaces urbanisés tout en renforçant leur résilience. Pour ce faire, il faut comprendre les formes et les structures de la ville contemporaine, afin d’orienter les politiques et la planification territoriale. Ce livre offre un recueil des connaissances les plus récentes sur l’adaptation des villes aux changements climatiques et rassemble les réflexions de professeurs-chercheurs et de professionnels non seulement du Québec mais aussi de France, de Suisse, des États-Unis et du Brésil.

Cet ouvrage souhaite montrer la richesse d’une ouverture géographique et thématique des recherches urbaines actuelles en présentant celles qui prennent en considération les villes situées en dehors de l’aire occidentale. Il donne la voix à de jeunes chercheurs et praticiens originaires de six pays et de trois continents qui, par leurs réflexions engagées, proposent de corriger les perceptions souvent négatives, voire catastrophiques, de l’urbanisation non occidentale. En partant du principe que tout espace urbain est aussi banal que singulier, ils aident à décentrer le regard et à envisager sérieusement l’importance de l’altérité dans la construction des représentations collectives. Ouvert sur le monde, donc, cet ouvrage montre tout l’intérêt de diversifier les approches théoriques et empiriques en urbanisme, dont le fort ancrage nord-américain ou européen empêche souvent de rendre compte des multiples réalités des villes de la planète.

L’eau est un élément de plus en plus présent dans les aménagements urbains, et plusieurs métropoles (pour des raisons économiques et touristiques, notamment) font réémerger leur rivière urbaine et démocratisent leur accès. Il existe cependant très peu de données sur la présence de l’eau sur la dimension sociale des espaces publics. Afin de comprendre comment l’eau peut aider les espaces publics à mieux remplir leur rôle de
générateurs de liens sociaux, ce projet s’intéresse aux sites des futures plages à Pointeaux-Trembles et à Verdun, sur l’île de Montréal. En effet, dans un effort de revitalisation des berges, de protection et de mise en valeur du fleuve Saint-Laurent, différents paliers gouvernementaux misent sur l’ouverture au fleuve par l’aménagement de plages, de berges et de sentiers. La plage de l’Est et la plage de Verdun seront réalisées pour 2017.

L’objectif de ce rapport est d’explorer la recherche contemporaine qui théorise le concept de plage urbaine afin d’en tirer une compréhension pour les cas montréalais.

Depuis la fin des années 1990, le Transit-oriented Development s’est imposé comme une figure incontournable de la planification urbaine des villes nordaméricaines (Cervero, Ferrell, et al. 2004). Conçu pour favoriser une maîtrise de l’étalement urbain et un report modal de la voiture vers les transports collectifs, le TOD est défini comme un projet urbain autour d’une station de transport collectif présentant une densité importante, une mixité de fonction et un design urbain favorable aux modes actifs (Calthorpe 1993).

Le Grand Montréal n’échappe pas à cet engouement nord-américain pour le TOD. La Communauté métropolitaine de Montréal a en effet adopté en 2012, un nouveau Plan Métropolitain d’Aménagement et Développement (PMAD) qui identifie 155 sites devant faire l’objet de projets de TOD. La mise en oeuvre du plan est en cours et la CMM a créé plusieurs outils pour favoriser la concrétisation des objectifs métropolitains, parmi lesquels une démarche d’appui à la conception de « projets novateurs ». L’adoption du PMAD s’est accompagnée ainsi du foisonnement de projets de développement autour des gares du Grand Montréal, concourant à une transformation sensible des paysages de banlieue qui semble dessiner l’émergence d’une « post-suburb » (Phelps et al. 2006).

Phnom Penh, ville fantôme totalement vidée de ses habitants et partiellement détruite par le régime génocidaire khmer rouge entre 1975 et 1979, semble aujourd’hui renaître de ses cendres, comme en témoigne la multiplication de nombreux projets immobiliers ambitieux. Cependant, la modernisation apparente de la capitale cambodgienne s’accompagne d’une ségrégation socio-spatiale accrue et d’écarts socio-économiques de plus en plus importants. Faut-il y voir l’émergence d’une ville duale, qui opposerait les plus riches aux plus pauvres, les beaux espaces résidentiels aux quartiers ouvriers, les intérêts privés aux intérêts publics ? Loin de là, et c’est bien ce que ce livre entend démontrer.

Ouvrage collectif publié aux Presses de l’Université de Montréal avec le soutien de l’OIC.

La réinvention de l’habitat familial par le développement de la ville-satellite, de la cité-jardin ou de la banlieue a suscité – suscite encore – beaucoup d’enthousiasme. Or, les effets pervers de la prolifération de ces formes urbaines, notamment par la disqualification des quartiers anciens et des espaces publics et la dépendance à l’automobile, sont de plus en plus évidents. Aujourd’hui, le défi de mieux arrimer la vie en famille et la ville reste entier. Il passe par la transformation des milieux aménagés dans les dernières décennies, certes, mais surtout par la réhabilitation des quartiers délaissés du cœur de la ville. Ce livre ne fait pas que revisiter les arguments mettant en opposition ville et banlieue, il vise aussi à rendre intelligible une réalité complexe et nuancée : celle de la diversité des quartiers, des familles et des perspectives d’intervention. Il ne s’agit pas ici de favoriser une forme d’habitat au détriment d’une autre, mais d’envisager l’environnement urbain comme un ensemble d’espaces complémentaires et, à leur manière, profitables. 

Danielle Labbé explores in this article the impacts that two of the earliest new towns built on the margins of Hanoi, the Vietnamese capital city, have had on the everyday life and livelihood strategies of the preexisting populations of two former rural settlements located next to them. Combining a longer-term perspective with the social disaggregation approach allows us to critically revisit frameworks of analysis founded on the notions of urban segregation, socioeconomic marginalisation and infrastructural splintering that predominate in the literature about the impacts of large land redevelopment on preexisting populations in the ASEAN. While we do not dispute the fact that the land dispossession that makes large land redevelopments possible disrupts the socioeconomic life of the preexisting population, we find that, after a few years, local populations hold a rather positive view of the new urban environment built on their land and that they can — and actually do — experiment with various livelihood strategies once projects are built and inhabited. Rather than drawing attention away from the difficulties faced by former peasants during the transition out of agrarian life, this study highlights the need to identify the conditions that underpin households’ livelihood adaptations in order to develop more appropriate policy measures and to apply them earlier on during the land redevelopment process.

Ouvrage collectif publié aux Presses de l’Université de Montréal avec le soutien de l’OIC.

Si le paysage urbain des toits constitue une préoccupation naissante au sein de la communauté scientifique, notamment au regard de l’impact écologique qu’entraînent ces étendues imperméabilisées, sa relation à l’énergie et à l’écosystème urbain demeure encore relativement inexplorée. Partant de l’idée que le toit détient un potentiel susceptible de faire émerger une nouvelle culture de l’énergie – tout en offrant des espaces qui proposent une qualité de vie et une qualité paysagère inédite où convergent la nature et l’habitat humain dense -, l’objectif principal de cet ouvrage est de poser les jalons d’une réflexion sur les conséquences du rôle de l’énergie et des écosystèmes sur les formes et les stratégies architecturales et aménagistes du toit.

 Les grands projets urbains, ouvrage collectif publié aux Presses Universitaires de Montréal avec le soutien de l’OIC.

« Qu’est ce qu’un grand projet urbain ? Quelles sont ses conditions d’implantation et ses répercussions sur la ville ? Comment en mesurer les retombées économiques, ou comprendre les relations complexes qui s’établissent entre les entrepreneurs immobiliers et les collectivités qui les accueillent ?

Avec plusieurs exemples de grands projets immobiliers et patrimoniaux à Montréal et dans le monde – et à travers un large spectre disciplinaire incluant l’architecture et l’urbanisme, bien sûr, mais aussi la géographie, l’histoire, la politique et l’économie -, cet ouvrage aborde trois grands thèmes : les acteurs, leurs discours et leurs représentations ; le design et l’attractivité ; le développement urbain ».

La sécurité foncière dans les villes du Sud est un objectif qui semble désormais faire consensus parmi les chercheurs et la communauté internationale, dans l’optique de réduire la vulnérabilité des populations urbaines. Comprise comme le droit de ne pas se faire expulser de sa parcelle d’habitation sans compensation, la sécurité foncière pose un certain nombre de questions économiques, sociales, politiques, et d’urbanisme.

À travers cet ouvrage collectif, les auteurs dressent un état des lieux de ces enjeux dans les villes d’Afrique francophone. Ils questionnent les stratégies, politiques et outils mis en œuvre jusqu’à présent, et suggèrent des pistes de travail pratiques, à partir d’une prise en compte des processus réels d’accès et de sécurisation foncière, et des multiples parties prenantes en jeu. Finalement, une définition du point de vue de l’urbaniste sur la sécurisation foncière est tentée.

A la fin des années 90 et sous l’injonction des autorités planificatrices de la capitale vietnamienne, le front urbain de la métropole de Hanoï s’est étendu vers l’Est, englobant ainsi plusieurs dizaines d’établissements et de villages ruraux. Cet ouvrage, en prenant pour cas d’étude l’un de ces villages, Hoa Muc, aujourd’hui devenu un quartier urbain, interroge les processus qui ont participé à cette transformation, des dynamiques étatiques aux héritages urbains antérieurs. Au travers d’une mise en récit de l’histoire du village nous est présenté à la fois un portrait de sa population et des ses mobilisations, en même temps qu’un nouveau cadre de compréhension et d’analyse de la « transition urbaine » qui se déroule en ce moment au Vietnam.

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