L’actualité récente a mis un projecteur pas toujours flatteur sur un certain nombre d’évènements touchant à l’urbanisme français, sans toutefois donner beaucoup de clés pour en comprendre les raisons, qu’il s’agisse de la crise des banlieues de novembre 2005, de la lutte entre Londres et Paris pour l’obtention des Jeux Olympiques en 2012, du concours des Halles, ou de la délocalisation à Venise du projet de la fondation Pinault. Il est difficile de déchiffrer les causes profondes de ces phénomènes sans connaître le contexte historique, politique et administratif de l’urbanisme en France.

Il est également nécessaire de comprendre les nouveaux enjeux politiques et administratifs qui se dessinent dans le pays et les leviers économiques qui se mettent en œuvre à l’échelle européenne. Il est notamment intéressant d’observer comment le développement de la subsidiarité, et l’autonomie grandissante des collectivités locales qui en découle, impose de nouvelles stratégies qui modifient le rôle des acteurs locaux traditionnels. L’émergence de nouveaux opérateurs privés et globaux modifie en profondeur le cadre des projets urbains, le savoir faire de ces nouveaux intervenants interagissant avec leurs interlocuteurs locaux, que ce soit en termes de management de projet, de montages financiers, et de marketing.

L’argument du séminaire était le suivant : « La négociation est au centre des enjeux de la ville contemporaine, entre objectifs de politique publique, attentes des habitants, exigences de la planification et des grands projets, et stratégies des acteurs économiques aussi bien publics que privés, locaux que globaux. Les modes de représentation du projet et les outils correspondants sont-ils adaptés à ces pratiques de la négociation et, si ce n’est pas le cas, comment les renouveler ? »

Jean-Jacques Terrin est architecte, urbaniste et professeur École d’architecture de Versailles

 2008 Conference JJ TERRIN

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