Avec la disparition de l’industrie sur laquelle elles s’étaient développées, Lille et Bilbao ont perdu dans les années 1980 toute attractivité et semblaient condamnées à voir fuir leurs travailleurs vers d’autres villes plus attractives. Pour enrayer ce déclin, les acteurs publics ont investi massivement dans des projets urbains très ambitieux qui avaient deux grands objectifs : créer les conditions favorables à l’installation de nouvelles activités économiques et casser l’image de ville déclinante, pour imposer une image moderne. Pour y parvenir, les villes ont mobilisé les plus grands architectes : César Pelli, Rem Koolhaas, Jean Nouvel, Norman Foster, Frank O. Gerry ou encore Christian de Portzamparc, qui ont construit des musées, des bureaux, des logements ou encore des stations de métro.

Alors que les contextes économiques de ces deux villes étaient très défavorables et que le déclin paraissait inévitable, comment ces grands projets ont-ils réussi à attirer les investisseurs privés ? Pour répondre à cette question, Thomas Werquin, qui a travaillé dans ces deux villes, présentera deux grands projets qui ont bouleversé l’image de ces territoires : Euralille à Lille et Abandoibarra, où est localisé le musée Guggenheim, à Bilbao. Pour ces deux grands projets, trois questions seront posées : Qui en ont été les artisans et quels ont été leurs motivations et leurs arguments ? Comment ces projets ont-ils était mis en œuvre et quel a été le rôle les institutions publiques, du secteur privé et des habitants ? Quels impacts ces projets ont ils eu sur la dynamique immobilière et urbaine ?

Thomas Werquin est chercheur post-doctoral à l'Observatoire SITQ

2008 Conference Thomas WERQUIN

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